Notaires du Tivoli, étude de Maître Hugo Sarica à Aix-en-Provence La Duranne
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Régler une succession à Aix-en-Provence

Ce qui se passe après un décès, dans l’ordre, avec les délais réels et le coût réel. Sans jargon, parce que ce n’est pas le moment.

Dossier de succession ouvert sur le bureau d’un notaire

Par où commencer

Personne n’est préparé. Dans les jours qui suivent un décès, on vous demande des documents que vous ne savez pas où trouver, des banques bloquent des comptes, et une administration vous parle de délais de six mois. Le rôle du notaire est de reprendre tout cela dans l’ordre et de vous dire, à chaque étape, ce qui vous incombe et ce qui lui incombe.

Le recours au notaire est obligatoire dès lors que la succession comprend un bien immobilier, qu’un testament ou une donation entre époux existe, ou que l’actif dépasse 5 000 euros. Dans les faits, à Aix-en-Provence, une succession sur deux comprend au moins un bien immobilier.

Les cinq étapes d’une succession

  1. L’acte de notoriété. Il établit qui hérite et dans quelles proportions. Le notaire interroge le fichier central des dispositions de dernières volontés pour vérifier l’existence d’un testament, y compris déposé chez un confrère à l’autre bout de la France. Comptez trois à six semaines.
  2. Le bilan du patrimoine. Actif et passif. Comptes bancaires, contrats d’assurance-vie, biens immobiliers évalués à leur valeur vénale au jour du décès, parts de société, véhicules. Puis les dettes : emprunts en cours, impôts, frais funéraires.
  3. L’option des héritiers. Accepter purement et simplement, accepter à concurrence de l’actif net, ou renoncer. Cette décision engage votre patrimoine personnel : elle mérite un rendez-vous à elle seule quand le passif est incertain.
  4. La déclaration de succession. Déposée à l’administration fiscale dans les six mois du décès pour un décès survenu en France. Au-delà, les intérêts de retard courent. C’est le délai qui met le plus de pression sur les dossiers.
  5. L’attestation de propriété et le partage. L’attestation immobilière transfère officiellement les biens aux héritiers. Le partage, lui, est facultatif : tant qu’il n’a pas lieu, les héritiers restent en indivision, ce qui suppose l’unanimité pour vendre.

Combien de temps, réellement

Une succession simple, un ou deux héritiers d’accord entre eux, un bien immobilier, se règle en quatre à six mois. Une succession avec des héritiers en désaccord, un bien indivis, ou un héritier résidant à l’étranger dépasse facilement l’année. Ce qui prend du temps n’est presque jamais l’acte lui-même : ce sont les pièces d’état civil, les réponses des banques et les évaluations immobilières.

Deux points accélèrent nettement un dossier : réunir dès le premier rendez-vous les relevés bancaires et le livret de famille, et désigner un interlocuteur unique parmi les héritiers.

Les droits de succession

Chaque héritier bénéficie d’un abattement personnel avant taxation. Il est de 100 000 euros par enfant et par parent, de 15 932 euros entre frères et sœurs, et de 1 594 euros à défaut de lien plus proche. Le conjoint survivant et le partenaire de PACS sont totalement exonérés de droits de succession.

Au-delà de l’abattement, un barème progressif s’applique, de 5 à 45 % en ligne directe. C’est ce barème qui rend l’anticipation si rentable : une donation faite quinze ans avant le décès sort définitivement de l’assiette taxable, et l’abattement se reconstitue.

Le cas fréquent à Aix Un couple a acheté une maison à Luynes ou aux Milles il y a trente ans pour l’équivalent de 120 000 euros. Elle en vaut aujourd’hui 700 000. Sans anticipation, les enfants découvrent des droits à six chiffres sur un bien qu’ils n’ont pas les liquidités pour conserver. Avec une donation-partage réalisée à temps, la même transmission peut coûter une fraction de ce montant.

Vendre un bien issu de la succession

Tant que le partage n’est pas fait, la vente suppose l’accord de tous les indivisaires. Un seul refus bloque l’opération, sauf à saisir le tribunal. Quand un des héritiers souhaite conserver le bien, la solution passe généralement par une soulte : il rachète les parts des autres, la valeur étant fixée d’un commun accord ou par expertise.

Questions fréquentes

Quel est le délai pour régler une succession ?

La déclaration de succession doit être déposée dans les six mois du décès. Le règlement complet, jusqu’à l’attestation de propriété, prend en pratique quatre à six mois pour un dossier simple, et davantage en cas d’indivision ou de désaccord entre héritiers.

Est-il obligatoire de passer par un notaire pour une succession ?

Oui dès qu’il y a un bien immobilier, un testament, une donation entre époux, ou un actif supérieur à 5 000 euros. En pratique, la quasi-totalité des successions aixoises entre dans l’un de ces cas.

Combien coûte le règlement d’une succession ?

Les émoluments du notaire sont fixés par décret et calculés sur l’actif successoral, selon un barème dégressif. Ils sont à distinguer des droits de succession, qui sont un impôt reversé à l’État. Nous vous remettons une estimation chiffrée dès le premier rendez-vous.

Peut-on refuser une succession ?

Oui. Vous pouvez renoncer, ou accepter à concurrence de l’actif net, ce qui protège votre patrimoine personnel si le passif dépasse l’actif. La renonciation se fait par déclaration au tribunal ou devant notaire.

Quel abattement s’applique entre parent et enfant ?

100 000 euros par enfant et par parent, renouvelable tous les quinze ans en cas de donation. Au-delà, un barème progressif de 5 à 45 % s’applique.

Le conjoint survivant paie-t-il des droits de succession ?

Non. Le conjoint marié et le partenaire de PACS sont totalement exonérés de droits de succession depuis 2007. Cela ne les dispense pas d’organiser leur protection, notamment sur le logement.

Parler de votre situation Un premier échange téléphonique suffit souvent à savoir ce qui s’applique à vous et ce que cela coûte. Appelez l’étude au 04 65 40 06 62 ou passez par le formulaire de contact.